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Grâce au travail acharné de quelques femmes, Mons devient une ville pilote en Belgique

C’est surtout grâce à la volonté de deux Montoises que la Cité du Doudou est devenue une zone pilote dans la lutte contre les mariages forcés. Michelle Waelput, enseignante, et Tulay Demarcq, psychologue à la police de Mons, se sont lancées dans leur combat quand elles ont dû travailler, ensemble, pour venir au secours d’une jeune fille.

Michelle Waelput est enseignante à la Haute École provinciale. Tulay Demarcq est psychologue. Elle est en charge du service d’aide aux victimes au sein de la police montoise. Les deux femmes s’étaient rencontrées une première fois lors de la plate-forme lancée contre les violences intrafamiliales. Elles ont ensuite décidé de se lancer quand elles ont été obligées de travailler ensemble sur un cas bien précis. C’était en 2010. Une jeune fille de 19 ans scolarisée à Mons était violentée par sa famille. Elle refusait de se marier avec l’homme qu’on avait choisi pour elle.

Michelle s’investissait déjà dans le domaine. Elle voyait régulièrement des étudiantes disparaître, explique Tulay Demarcq. Quand je l’ai rencontrée, j’ai été sensible à son discours.

Désormais, les deux femmes ont été rejointes dans leur combat. Elles multiplient les démarches. “ Nous avons remarqué qu’à la police, il y avait quelques couacs au niveau de la prise en charge, explique Tulay Demarcq. À qui ces jeunes doivent être adressées? Il n’y a rien de spécifique pour elles. Sadia, par exemple, a été placée dans un refuge pour femmes. Elle s’est trouvée en complet décalage avec les autres bénéficiaires. Elle a fini par retourner chez ses parents. Et puis, certains policiers ne se rendent pas compte du danger encouru par ces jeunes filles.

Plusieurs démarches ont donc été entamées. Elles aboutissent maintenant.

>À la police, une procédure spéciale a été mise en place. La note de service détaillée a été signée il y a quelques semaines. Elle va être encodée au niveau du 101, là où tombent les appels d’urgence à Mons. Quand le call-center entendra certains mots clefs dans la bouche de l’appelante, la note de service s’affichera automatiquement. Le service de Tulay Demarcq sera directement contacté.

>Au niveau du parquet. Les deux femmes ont trouvé une magistrate relais au sein du parquet. Objectif: sensibiliser les autres magistrats. “ Il existe une loi de 2007 contre les crimes d’honneur, mais elle n’est pas appliquée parce qu’elle n’est pas connue, précise Tulay Demarcq. En 2010, une victime suivie ici m’expliquait qu’elle avait fait des démarches au parquet. Ce qui a été retenu c’est le harcèlement de la part de sa famille. On lui a même dit que c’était normal que ses proches s’inquiètent pour elle...

La sénatrice Olga Zrihen est intervenue. Deux circulaires de 2006 expliquent les violences conjugales et intrafamiliales aux magistrats, mais il n’y a rien de spécifique pour les mariages forcés. “ Nous avons remis des schémas explicatifs pour spécifier les choses. Une résolution devait passer, mais cela a pris du retard à cause des problèmes gouvernementaux.

>Une sensibilisation des professionnels. Des formations spécifiques vont être présentées à l’Académie de police de Jurbise, auprès des futurs policiers. Une sensibilisation des autres zones de police va aussi être organisée via une réunion avec les chefs de corps. “On espère uniformiser la procédure et faire tâche d’huile.

>Trouver des familles d’accueil. “ Pour l’instant, notre seule solution est de placer ces jeunes filles dans des refuges, des maisons maternelles. Insoumise et Dévoilée voulait créer des logements spécifiques, mais l’asbl périclite. Nous avons vu qu’en France, ils fonctionnaient avec des familles d’accueil. Bien souvent, ce sont des jeunes filles encore scolarisées. Elles restent donc entourées. Nous aimerions développer cette idée sur la Belgique. Mais il faut trouver des moyens et des familles... ”